La Procédure

  • mardi 13 nov. – 1 semaine après la rencontre :

A 13h, nous avons rendez-vous avec Dora Luz, la « Défenseuse des familles » de l’ICBF, à notre appartement (eh oui, comme elle devait venir à Bogotá, elle a gentiment proposé de passer chez nous, ce qui nous évite un déplacement. Sympa !). Martha arrive à 13h. Nous avons prévu du gâteau et du jus de fruit pour marquer l’occasion.

13h30, Dora Luz n’est toujours pas arrivée. Sharon et Paula en profitent pour montrer leurs nouvelles pantoufles. Martha fait ensuite travailler Sharon sur quelques pages d’écriture, puis elles discutent toutes les deux de son ancienne vie et de ce qui l’attend en France. Par moments, Sharon semble un peu triste. Paula, de son côté, est bien moins concentrée.

15h15, Dora Luz n’est toujours pas arrivée. Martha doit rentrer chez elle car à partir de 16h, elle n’a plus le droit de conduire.

Intérieur d'un appartement.

15h45, Dora Luz arrive enfin. Elle nous remet le document d’intégration et nous dégustons le gâteau (hum, qu’il est bon !). Martha déposera le papier le lendemain matin au tribunal de Zipaquira, situé à 40 km au nord de Bogotá, pour le jugement. Dora Luz prend congé à 16h15. Tout s’est bien passé.

icone document
  • mercredi 14 nov. :

Martha a remis le document d’intégration au juge de Zipaquira. Il faut maintenant attendre que la Défenseuse des familles donne son accord.

  • mercredi 21 nov. :

La Défenseuse des familles est passée au tribunal de Zipaquira et a donné son accord à la poursuite de la procédure. A partir de cette date, le juge dispose normalement de 10 jours pour signer.

  • mercredi 28 nov. – env. 10h :

Martha nous informe qu’il n’y a pas encore de date pour la signature car le juge n’a pas encore signé. Un décès dans sa famille l’a tenu absent mardi 27 et mercredi 28. Il doit revenir jeudi 29. Nous en saurons plus dans l’après-midi et espérons pouvoir signer vendredi 30.

  • jeudi 29 nov. – 19h45 :

Martha n’a toujours pas de nouvelle. Elle recontactera le juge demain matin puis nous téléphonera à 13h.

  • vendredi 30 nov. – 14h30 : 

Martha nous informe que le juge a signé mais pas la Défenseuse des familles (qui doit apparemment signer après le juge). Nous pourrons aller signer lundi prochain.

Carte de Bogota à Chiquinquira.
  • lundi 3 déc. :

Martha nous a donné rendez-vous à 7h du matin pour aller signer le jugement à Zipaquira (qui, comme je le disais précédemment, est située à 40 km au nord de Bogotá). Elle n’arrive que vers 7h30 et nous partons vers 8h. Nous y arrivons vers 8h45. Le dossier est prêt et nous en vérifions le contenu.

Entre 9h et 10h, Martha s’absente pour aller chercher la Défenseuse des familles de Zipaquira. Celle-ci valide le dossier, puis Martha la raccompagne à son bureau. Nous ne repartirons de Zipaquira que vers 11h30 avec les copies certifiées du jugement.

Nous prenons ensuite la route pour Chiquinquira, à 140 km au nord de Bogotá, lieu de naissance des filles, afin de récupérer le nouvel acte de naissance modifié avec nos noms. Nous arrivons vers 13h15 : c’est l’heure de nous restaurer. Nous trouvons un restaurant sur la place de la cathédrale. De 14h30 à 17h, nous attendons à l’état civil de la ville pour obtenir le document. Avant de repartir, nous faisons une rapide visite de la cathédrale. Il est alors 18h et nous prenons la route du retour vers Bogotá. Les 140 km se parcourent en 3h (eh oui, la route est sinueuse et nous devons passer un col à 3000 m d’altitude). Avant de nous déposer à notre appartement, Martha confie une copie du jugement et du nouvel acte de naissance à Sylviane, notre traductrice.

Quelques informations touristiques

Zipaquira

C’est une ville coloniale fondée en 1622. Ce gros bourg n’aurait probablement jamais dépassé en importance les villages voisins sans les fabuleuses mines de sel dont l’exploitation date des temps immémoriaux. Les Chibchas exploitaient ces mines bien avant l’arrivée des conquistadors. Le sel servait non seulement aux besoins domestiques, mais surtout comme monnaie d’échange dans le commerce avec les autres tribus. Le gisement s’étend sur plus de 100 hectares.

Chiquinquira

La ville est surtout connue pour le pèlerinage de la Vierge qui a lieu chaque année le 8 décembre. Des milliers de pèlerins viennent prier et se recueillir devant un tableau de la Vierge. En 1816, ce tableau avait été porté en procession à travers la ville pour mettre fin au siège royaliste qui divisait alors Chiquinquira.

  • mardi 4 déc. :

En tout début de matinée, Martha se rend seule à l’ICBF de Bogotá pour obtenir le certificat de conformité puis déposer les nouveaux extraits d’actes de naissance à un certain endroit (mais je ne sais plus où). Pour ces derniers, ce n’était pas possible car le bureau était fermé ; elle s’en chargera demain.

11h45 : Martha vient nous chercher pour nous emmener faire les passeports à Bogotá. Sur place, nous commençons par les photocopies manquantes de nos passeports et les photos d’identité de Sharon et Paola. Ensuite, nous attendons pour récupérer les passeports (pas trop longtemps) et nous les avons vers 13h15.

  • mercredi 5 déc. :

Martha a pu faire apostiller les documents qu’elle avait en sa possession et remettre le reste des documents à traduire à Sylviane. Elle ira les récupérer demain à 7h puis les fera apostiller avant que nous nous rendions à l’ambassade de France pour la demande des visas.

  • jeudi 6 déc. – 9h30 :

Nous nous rendons avec Martha à l’ambassade de France pour effectuer la demande de visa pour les filles. Nous pourrons les récupérer mardi 11 décembre à 10h, jour de notre départ pour la France.

  • vendredi 7 déc. – 14h15 :

Nous nous rendons avec Martha à l’ICBF de Bogotá pour récupérer le certificat de conformité signé. Ce document est indispensable pour l’obtention du visa et pour la validation de la nationalité française auprès du tribunal de Nantes.

  • mardi 11 déc – 10h15 :

Avec Martha, nous allons récupérer les visas : nous les obtenons sans problème en 10 minutes. Nous pourrons ainsi prendre l’avion en fin d’après-midi pour rentrer en France.

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