Medellin
dimanche 12 août
Départ à 9h. Une heure plus tard, nous faisons un arrêt à Pereira pour accueillir de nouveaux passagers. Un peu plus loin, le bus s’arrête à nouveau pour récupérer les plateaux-repas … que nous n’avions pas commandés lors de l’achat des billets ! (nous ne l’avons pas su qu’il fallait le faire en même temps que l’achat des billets). Tant pis, on mangera les quelques provisions que nous avons dans nos sacs !
La route est longue et sinueuse, à travers la montagne. Le bus avance lentement, bien plus que ceux que nous avions pris jusqu’ici.
A certains endroits,il doit même s’arrêter à cause d’éboulements : la circulation se fait alors sur une seule voie.
Quand on pense à Medellín ou même à la Colombie en général, on imagine souvent les cartels de la drogue et les narcotrafiquants. Et il est vrai que, dans les années 80, la ville a été marquée par la présence du célèbre Pablo Escobar et de son cartel, alors l’un des plus puissants du monde.
Plus de vingt ans après sa mort, son nom continue de fasciner.
Pourtant, Medellín ne se résume pas à cette sombre période. Tout comme Bogotá, la ville est riche de culture, d’histoire et de contrastes. Avec son climat doux toute l’année, ses collines verdoyantes et son architecture moderne, elle offre aujourd’hui un visage bien différent : celui d’une métropole dynamique, créative et tournée vers l’avenir.
Bien sûr, les traces du passé demeurent : les violences et les forces paramilitaires ont laissé derrière elles de vastes quartiers défavorisés et une forte présence policière dans le centre. Mais cette vigilance permet désormais de maintenir la sécurité et de faire de Medellín une ville agréable à vivre et à découvrir.
On comprend pourquoi on la surnomme « la ville du printemps éternel » , grâce à son climat tempéré et ensoleillé toute l’année.
Le 12 août marque, cette année, la dernière journée de la fête des fleurs. Le terminal de bus est alors difficile d’accès. Les taxis n’ayant pas le droit d’y stationner, nous devons marcher environ 500 mètres avec nos valises avant d’en trouver un.
Le chauffeur nous conduit jusqu’à notre chambre d’hôte, où nous sommes chaleureusement accueillis par Diana, la maîtresse de maison.
Comme lors des précédentes étapes, Carole et Paola ont leur propre chambre, et nous la nôtre.
lundi 13 août
Le petit déjeuner est copieux : une galette de maïs (arepa) accompagnée d’œufs brouillés et d’un morceau de fromage, une salade de papaye, de petits croissants, de la confiture de fraise et, pour accompagner le tout, thé, café ou chocolat.
Le ventre bien rempli, nous partons à la découverte de la ville !
La découverte de la ville se fait en métro. Le métro de Medellin est impressionnant de propreté : pas un graffiti, pas un papier au sol, et des caméras de surveillance partout.
Particularité locale : le métro-câble, un système de télécabines construit par l’entreprise française Pomagalski (Pomona), semblable à celles que l’on trouve dans certaines stations de ski françaises. Ces télécabines permettent d’atteindre les quartiers perchés sur les hauteurs, souvent les plus modestes. Depuis le métro-câble, la vue sur Medellín est superbe. En quelques minutes à peine, on passe du cœur de la ville à la forêt tropicale : un vrai dépaysement !
La fête des fleurs s’étant achevée hier, les décorations florales ont été déplacées et sont désormais exposées dans le petit aéroport situé au sud de Medellin.
Nous avons donc décidé d’aller les admirer.
Même si certaines fleurs commencent à faner, l’ensemble reste magnifique.
Nous avons également pu voir l’œuvre qui a remporté le concours, fièrement exposée parmi les autres compositions.
Quelle explosion de couleurs et de créativité !
Ensuite, nous sommes partis découvrir le quartier d’El Poblado, situé au sud-est de la ville, avant de rejoindre le centre-ville où se trouvent les célèbres sculptures de Botero. Ce peintre et sculpteur colombien né à Medellin en 1932 est mondialement connu pour ses œuvres représentant des personnages aux formes généreuses et pleines de vie.
Nous avons profité d’une belle journée ensoleillée et chaude, idéale pour flâner dans les rues.
En soirée, l’orage a éclaté, accompagné de quelques averses, apportant un peu de fraîcheur après cette journée bien remplie.
mardi 14 août
C’est notre dernier jour à Medellin.
Il a plu une bonne partie de la nuit. Nous nous levons sous un ciel gris. Pendant le petit déjeuner, quelques gouttes tombent encore, mais rien de bien gênant.
Heureusement, la pluie cesse au moment où nous quittons la maison. Nous prenons le métro, puis le métro-câble et enfin le téléphérique pour rejoindre le parc éco-touristique Arví, situé à l’autre bout de la ville, au nord-est.
La montée offre de belles vues sur Medellín, même si les nuages restent accrochés aux montagnes.
Arrivés en haut, nous profitons du calme et de la nature de cette réserve écologique et site archéologique, mais le temps nous manque pour une longue promenade : nous devons déjà redescendre, car l’après-midi, un vol nous attend pour Carthagène.
Le retour se fait par le même chemin, métro, puis marche sous la pluie fine, comme un dernier clin d’œil humide de Medellín avant le départ.




















































































































































































































