Zipaquira

dimanche 5 août

Nous partons en excursion à Zipaquirá, au nord de Bogota, pour découvrir la fameuse cathédrale de sel, l’attraction majeure de la ville.

Un taxi nous conduit jusqu’à la gare ferroviaire d’Usaquén, dans le nord de la capitale. Cette gare, déclarée monument national en 1996, témoigne du passé colonial et industriel du quartier.

Au début du XIXè siècle, Usaquén comptait quelques importantes haciendas : Santa Ana, Santa Bárbara3 et el Cedro (le Cèdre) ainsi qu’une centaine de maisons aux toits de chaume. Ces vastes propriétés rurales ont aujourd’hui été transformées en ensembles urbains et centres commerciaux.

Le dimanche, certaines grandes artères de Bogotá sont fermées à la circulation pour permettre aux habitants de pratiquer leur sport : jogging, vélo, … Des buvettes et des réparateurs de vélo sont installés tout au long du parcours, donnant une ambiance conviviale et animée.

Nous partons pour Zipaquirá via le train touristique de la Sabana, qui ne circule que le weekend et les jours fériés colombiens.

Le train est une attraction en soi : il faut presque deux heures pour parcourir les 37 km. A l’intérieur, tout au long du parcours, les colombiens mettent l’ambiance : des musiciens se déplacent de wagon en wagon pour jouer des airs entraînants ; à l’extérieur, les habitants saluent et photographient le train. Ce n’est pas un trajet réservé aux touristes : bien sûr, il y en a, mais il y a surtout beaucoup de colombiens, ce qui rend l’expérience très authentique et festive.

Panneau.

Arrivés à Zipaquirá, un bus nous conduit à la cathédrale de sel en à peine 10 min.

Nous visitons la cathédrale pendant environ deux heures. Taillée directement dans les tunnels d’une mine de sel, elle a été construite il y a moins de 20 ans.

L’architecture se déploie non pas en hauteur, mais en profondeur.
C’est immense. Nous découvrons le chemin de croix, de petites chapelles et un autel, le tout sculpté dans le sel, avec un rendu spectaculaire et presque irréel.

Pour le retour à Bogota, nous reprenons le bus, mais cette fois depuis la station précédente, Cajicá, pour rejoindre le train. Nous avons 1h30 pour déjeuner avant le départ. Le bus nous dépose devant un restaurant « touristique » situé à dix minutes à pied de la gare. Nous décidons de continuer notre chemin pour trouver quelque chose de plus authentique, et découvrons un petit restaurant typique : El Roble de la Tata. Pour 3 € par personne, nous dégustons la soupe traditionnelle ajiaco, composée de poulet, de maïs et de pommes de terre, accompagnée d’un plat et d’une boisson. Tout était bien copieux et savoureux, un vrai régal après la matinée de visite.

Nous reprenons ensuite le train qui nous ramène tranquillement à Bogota.

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