Chiquinquira

mardi 7 août

Carte de Villa de Leyva à Chiquinquira.

Après un bon petit déjeuner, nous prenons la route pour Chiquinquirá, la ville de naissance de Carole et Paola.

Nous avions prévu de prendre le bus qui va directement à Chiquinquirá à 10h mais comme le 7 août est un jour férié, la compagnie est fermée.

Nous avons donc pris deux bus : le premier nous emmène sur 5 km, et le second parcourt les 40 km restants jusqu’à Chiquinquirá. Nous arrivons vers 11 h.

Le temps est agréable : 15 °C avec du soleil.

Chiquinquirá, dont le nom signifie « lieu de brouillards et de marécages », se situe dans une région des Andes à plus de 2 000 mètres d’altitude.

Pourquoi le 7 août est-il férié en Colombie ?

C’est en commémoration de la bataille de Boyacá qui a eu lieu le 7 août 1819. Cette bataille opposa les forces espagnoles, alors occupantes de la Grande Colombie, territoire comprenant le Panama, le Venezuela, la Colombie, l’Équateur et une partie du Pérou et de la Bolivie actuels, aux troupes républicaines de Simón Bolívar et Francisco de Paula Santander.

La bataille se déroula dans les Andes, au pont de Boyacá (Puente de Boyacá), ouvrant ainsi la route vers Bogotá, située à 150 km au sud. Ce pont est toujours conservé en tant que monument symbolisant l’indépendance de l’Amérique du Sud.
Grâce à cette victoire, le territoire de la vice-royauté de Nouvelle-Grenade devint la République Fédérale de la Grande Colombie.

Chiquinquirá est la capitale religieuse de la Colombie et possède une basilique devant une grande place.

Il existe plusieurs versions sur l’origine du sanctuaire de Chiquinquirá.

En voici une :
Nous en sommes en Colombie, en 1555. Antonio de Santana, un colon espagnol, fait peindre un tableau de Notre-Dame du Rosaire pour orner la chapelle de sa propriété. Ce tableau représentait la Vierge Marie debout, les pieds posés sur une demi-lune. Elle tenait un chapelet dans sa main droite et l’enfant Jésus sur son bras gauche. L’enfant Jésus avait un sceptre à la main. Cette chapelle ayant été transformée en étable par les héritiers d’Antonio, le tableau qui n’avait pas été retiré se détériora gravement. On tenta de le restaurer mais en vain. Le 26 décembre 1586, un enfant indien qui passait près de la chapelle aperçut une lumière « jaillissant de l’intérieur ». Sa mère accourut, et vit aussi une « lumière sortant du tableau de la Vierge ».

Nous passons devant l’endroit où nous avions fait établir les nouveaux certificats de naissance des filles il y a 11 ans, ainsi que devant le bâtiment de l’ICBF.

Pour le déjeuner, nous faisons une halte dans un restaurant pour déguster un ajiaco.

Hum qu’il était bon !

Nous visitons la basilique et assistons à la fin de la messe. Carole se souvient de la place, mais pas Paola.

Puis nous déambulons dans les ruelles, nous arrêtant devant un magasin de guitares ou sous le drapeau colombien que Carole et Paola tiennent fièrement. Nous arrivons jusqu’à l’église de Santa Bárbara. Durant la montée, nous apercevons la basilique.
Cette promenade nous permet de découvrir les aspects moins touristiques de la ville.

Pour le retour, un chauffeur de bus remarque que nous cherchons un moyen de transport. Par chance, il nous propose de nous conduire jusqu’au point de correspondance où nous avions changé de bus le matin. Nous terminons ensuite le trajet dans la voiture d’un colombien, pour le même prix que le bus.

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